Noël sera à nos portes dans quelques jours. En fait, les décorations d'Halloween n'étaient même pas retirées que déjà la pression des Fêtes commençait déjà à se faire sentir. Non mais quand même, avez-vous remarqué que plus ça va, plus c'est tôt? Mais ça, c'est un autre débat...
À force d'être bombardés d'images, assourdis de musique de Noël dans les magasins, à l'épicerie, ou à la pharmacie, la nostalgie finit par faire son oeuvre insidieuse. Surgissent alors des odeurs de sapin, de pâtisserie, d'épices festives et de dinde qui cuit lentement, des visions de lumières qui se reflètent dans la blanche neige campagnarde. Ce sont aussi des souvenirs de douceur et d'odeur de parfum des manteaux de fourrure des grand-mères et des matantes empilés sur le lit de mes parents, dans lesquels il nous arrivait, les enfants, d'aller se cacher, et parfois de s'y endormir.
Cependant, un autre plaisir tout aussi intense dans mes souvenirs d'enfance, et auquel il m'arrive parfois encore de succomber, est de passer au travers du traditionnel catalogue de Noël des magasins Sears. Quelle joie quand arrivait par la poste le catalogue dans son emballage! Il fut même un temps où c'était un livreur qui nous l'apportait en personne à la maison. Oui! Oui! En ce qui me concerne, dans la hiérarchie de Noël, ce livreur arrivait en deuxième position, immédiatement après le Père Noël.
Le bonheur quand c'était mon tour de consulter ma bible enfantine des jouets, bijoux et vêtements ne Noël! Parfois j'étais la première à plier le coin des pages qui renfermaient mes désirs, mais d'autres fois, je devais laisser à mon frère ou à ma soeur le privilège d'être le premier, ou la première, à le consulter.
Ère numérique oblige, le catalogue de Noël Sears est maintenant disponible en ligne, mais comment plier les coins des pages des articles qui nous intéressent? Bien que (avis très personnel ici), rien ne bat la sensation tactile du papier que l'on plie, il existe une alternative : Pinterest.
Pinterest est un site principalement voué au partage de photographies, et qui permet à ses utilisateurs de collectionner les images qui les intéressent et de les organiser en tableaux. Il s'agit aussi d'un réseau social qui permet d'aimer et de réépingler les images que vous appréciez. Pour en savoir plus sur Pinterest? Cliquez ici.
Lorsque vous commencez, après vous être inscrit, l'application vous offre des suggestions de tableaux, mais rien ne vous empêche de créer vos propres catégories. Par la suite, laissez-vous aller. Beaucoup de commerces en ligne vous offrent la possibilité d'épingler les produits qui vous intéressent. Cherchez le petit sigle Pinterest (le «P » blanc sur fond rouge) dans la section des réseaux sociaux. La plupart du temps, il se trouve lorsque vous cliquez sur le produit en question. C'est comme une autre manière de se constituer une liste.
Je dois avouer bien candidement que je ne suis pas une utilisatrice assidue de Pinterest, mais je dois admettre que cette application m'a été bien utile lorsque je me cherchais un nouveau sofa, ou lorsque que j'ai entrepris de redécorer la chambre de ma petite nièce pour son anniversaire. Comme j'effectuais mes recherches principalement par Internet, il s'était vite avéré compliqué de retenir ce que j'avais vu sur tel ou tel site, puis de comparer lorsque vint le temps d'effectuer mes choix finaux. De quelle couleur était tel truc? Où avais-je vu tel autre?
En me créant des tableaux dans Pinterest, j'ai pu amasser plein d'images d'inspiration, ce qui, par la suite, a grandement facilité mon magasinage. Pinterest est en quelque sorte une version numérique d'un cahier de scrapbooking, excepté qu'au lieu d'être sous format papier rassemblant diverses découpures, il était contenu dans mon téléphone intelligent. Je vis avec mon temps...
Résultat final, ma petite nièce a tellement aimé sa chambre qu'elle l'a reproduite telle quelle lorsque son papa s'est acheté une nouvelle maison. Et à ce jour, j'adoooore toujours mon sofa!
Sur ce, j'ai un catalogue de Noël numérique à consulter... Joyeuses Fêtes!
Curieuse épicurienne, gastronome oecuménique, amoureuse des mots, je suis aussi une technouille qui se soigne, et partage mes aventures (mésaventures) technologiques. Gadgets, médias sociaux, culture Web, partons à l'assaut sans crainte et cessons d'en avoir peur, nous ne somme pas seuls!
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dimanche 6 décembre 2015
samedi 22 décembre 2012
Marie s’achète un téléphone niaiseux
Bon bien,
puisque la fin du monde n’a (manifestement) pas eu lieu, voici la suite de mes
aventures. À défaut d’un conte de Noël, je vous propose un conte technologique.
Dans l’épisode précédent, je m’étais finalement rangée aux (pas si) subtiles
allusions et arguments de mon papa qui, en plus, m’avait donné des sous à Noël
pour embrasser la technologie cellulaire.
J’avais donc flanché.
Je dis Noël,
mais dans ma famille, nous échangeons nos cadeaux au Jour de l’An. « Quelle
importance? », me demanderez-vous. C’est que je me suis présentée dans les
boutiques, non pas au Boxing Day, mais plutôt un 2 janvier. J’ai donc entendu
maintes fois durant mon périple: « Madame, vous auriez dû venir au Boxing
Day, on avait un gros spécial sur ce modèle-là! » ou encore : « Il ne m’en
reste plus, je les ai tous vendus la semaine dernière! Mais je peux vous le
commander, ça va prendre 1 semaine. »
Euh…non.
Je suis
finalement tombée sur un vendeur assez sympathique qui n’a pas levé les yeux au
ciel, ou lâché un pas si subtil soupir d’exaspération, lorsque je lui ai
mentionné que ce serait mon premier téléphone cellulaire, et surtout, que je
n’y connaissais rien.
Je préfère
généralement avertir les vendeurs de mon ignorance, que j’exagère parfois, car
cela me permet de tester la confiance que je peux leur accorder. S’ils me perdent
dans une masse de caractéristiques techniques, sans s’assurer que je comprends
ce qu’ils disent, sans s’assurer que ces détails sont essentiels à
l’utilisation que j’ai l’intention de faire de l’appareil que je souhaite
acheter, je me méfie. Surtout s’ils continuent malgré que je les avertisse
gentiment.
« Je vais y
penser », que je leur dis alors.
Mais ce
vendeur-là n’a pas bronché lorsque je lui ai répondu : «Téléphoner. » La
question était : « Qu’avez-vous l’intention de faire avec votre téléphone?
» Bon point pour lui. Après s’être toutefois assuré que je n’avais
effectivement pas l’intention de naviguer sur Internet, il a alors indiqué qu’on
laisserait tomber les téléphones intelligents. « C’est en plein ça, je voudrais
un téléphone niaiseux », que je lui dis. Il a ri. Deuxième bon point pour lui.
Je l’ai bien
aimé ce téléphone. Je pense même parfois à lui avec nostalgie, comme à un
premier amour (Marie, laisse tomber la ponce au gin!). Il tenait bien dans ma
petite main, son écran était d’un bon format, son clavier juste assez sensible.
Ciel! Que j’en ai passé du temps à texter en appuyant 2, 3, 4 fois sur les touches pour avoir la
bonne lettre, et recommencer parce que je me trompais en voulant aller trop
vite. Ah! Le temps où ça prenait 2 minutes à texter « Où es-tu? »
Il a fait
honorablement son travail, mon téléphone niaiseux. Grâce à lui, j’ai pu avertir
mon papa à quelques reprises que je serais en retard, et j’ai même une fois appelé
mes parents, et ma meilleure amie pour son anniversaire, du haut d’un mont sur
une des Îles-de-la-Madeleine.
J’ai
toutefois dû m’en séparer avec tristesse alors que je m’apprêtais à partir à la
découverte de Paris avec un ami au printemps 2012. Comme nous n’avions pas l’intention
de faire les siamois, et de déambuler chacun de notre côté, il nous fallait un
moyen de communication que l’on pouvait utiliser outre-mer. Me voilà donc de
retour en boutique pour m’informer si je pouvais amener mon niaiseux avec moi. La
vendeuse, tout aussi sympathique que le premier vendeur, fut très empathique à
ma douleur lorsqu’elle m’annonça que mon modèle était trop désuet pour l’ajout
d’une carte SIM qui me permettrait de communiquer « dans les Europes » sur les
réseaux locaux. Soupir!
Je vous
rappelle que j’étais à la course, car je devais quitter quelques jours plus
tard pour la Ville-Lumière. Il y avait un spécial sur des modèles de l’année d’avant
qui n’avaient pas été écoulés lors du Boxing Day (avec raison, je dois avouer…).
J’ai donc commis quelques erreurs en raison de ma hâte; je n’ai pas acheté le
modèle qui me convenait.
Je n’insisterai
jamais assez sur l’importance de prendre son temps lorsque vient le temps de se
choisir un appareil mobile. Des détails aussi insignifiants que le confort
lorsqu’on tient l’appareil en main s’avèrent primordiaux. J’ai échappé le mien
plusieurs fois parce qu’il était juste un peu trop gros pour ma petite main.
Une chance que j’avais acheté un protecteur antichoc! À mon retour, je l’ai
changé pour un autre modèle. Avec frais, évidemment!
Cela faisait
un certain temps que je songeais à changer mon téléphone niaiseux pour un
intelligent et à évoluer avec mon temps. J’avoue que je regardais parfois avec
envie ceux qui pouvaient chercher directement sur leur téléphone, sans attendre
d’être à la maison, des informations sur Internet. Je me suis laissée
convaincre de prendre un téléphone intelligent, mais je dois dire maintenant
que je ne m’en passerais plus. Internet, courriels, Facebook, meilleur clavier
pour les textos, appareil photo potable, et même, meilleure qualité de son en
appel. J’aime mon téléphone intelligent autant, sinon plus, que mon niaiseux.
J’ai
même d’ailleurs pris un rendez-vous avec une clinique pour me le faire greffer
à la main.
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