vendredi 13 novembre 2015

Instagram ou « Les hashtags se cachent pour mourir...»

En bonne blogueuse qui se respecte, je dois vous avouer que j'ai comme objectif de vous amener à mieux me connaître à travers mes aventures. et tout ça, sous un pseudo couvert pédagogique à peine assumé. Voilà, le chat est sorti du sac...

Je réalise que j'aurais peut-être intérêt à quand même vous donner quelques clés afin de vous aider à comprendre mon point de vue particulier sur certains sujets (passés ou à venir). Rassurez-vous, ce ne sera pas une mise à nu intégrale; je crois en la nécessité de garder une certaine part de mystère, et j'aime penser que l'image que vous vous ferez de moi sera plus belle que la mienne, ou même que la réalité.


Je fais partie de la génération « X ». Si vous faites aussi partie de cette génération, vous avez sûrement compris la référence dans le titre de ce billet. Pour les autres, regardez ici, si ça vous intrigue.


Si on la compare à celles qui lui succèdent, la génération « X » (surtout la frange la plus ancienne) est en moyenne relativement moins branchée. Évidemment, plus on se rapproche des « Y », plus c'est branché. Et moi? Disons simplement que je me classe dans la catégorie des « matantes cool »... Cela dit, je suis loin d'être une sommité de la culture web, mais j'ai l'humble prétention d'avoir assez de recul pour vulgariser, et pourquoi pas, en rire un peu.


Durant mon hiatus, loin de la blogosphère, je me suis inscrite à Instagram. Et la perception que j'en avais, ainsi que l'utilisation que j'en fais, trahit peut-être un peu mon âge. 


Mais kessé ça Instagram?

C'est une application de partage de photos et de vidéos fondée en 2010, et rachetée par Facebook en 2012 (pour en savoir plus). Vous y téléchargez donc vos photos, et vous avez accès à des filtres pour les « améliorer ». Celles-ci seront alors visibles par vos abonnés. Car Instagram fonctionne par abonnements, c'est à dire que les gens s'abonnent à un compte, sans que le propriétaire de ce compte ait besoin de l'autoriser. 

Une fois le compte ouvert, et que vient le temps de trouver à qui s'abonner, vous pouvez soit effectuer une recherche manuelle de personnalités publiques, ou de vos connaissances qui ont elles aussi un compte, soit utiliser les suggestions que l'application vous propose. D'ailleurs c'est peut-être un des seuls points positifs du rachat par Facebook, car vos amis (et les amis de vos amis) Facebook sont à l'avant-plan des suggestions. Libre à vous de vous en servir ou pas.

Petit fait amusant, on a observé depuis quelques années une certaine désaffection de Facebook par les jeunes utilisateurs au bénéfice d'Instagram, de Twitter, ou de SnapChat entres autres. Ma théorie là-dessus? Comme Facebook a été progressivement envahi par Papa, Maman, Grand-Maman, et autres Matantes et Mononcles, les jeunes se sont cherché un réseau social encore relativement à l'abri de l'oeil parental. On les comprend...

Mais revenons à nos moutons... 

J'aime bien Instagram, finalement, même si j'ai mis un peu de temps à joindre, et à apprécier ce réseau. Je dois confesser que j'avais l'impression que les gens qui en font partie ne s'en servent que pour épater la galerie avec leurs photos « améliorées » de vacances, de bouffe (de resto ou réalisée à la maison), ou de vie quotidienne. C'est un peu vrai, quand même, mais c'est un peu plus que ça. 

En fait, je croyais que c'était un peu comme Facebook, mais avec moins de mots.

J'avoue avoir été détrompée rapidement là-dessus, car l'idée avec Instagram est de faire en sorte que vos photos aient de la visibilité en dehors du cercle de vos abonnés. Comment faire, étant donné qu'il n'y a pas de fonction « partager »? 

Réponse : en utilisant des mots-clics. 

Un « mot-clic » est le signe dièse (#) placé devant un terme, ou un groupe de termes, et qui sert à catégoriser un micro-message pour faciliter les recherches sur un sujet. Ainsi, lorsqu'une tendance émerge en lien avec l'actualité, par exemple, il est facile de consulter tout ce qui a été publié ou partagé sur le sujet, s'il est accompagné de ce mot-clic. On le connaît aussi sous sa forme anglo « hashtag ».


Il y a quelques années, des petits malins utilisaient les hashtags dans Facebook, même si cela ne donnait rien, au grand dam des puristes qui ne manquaient pas de souligner qu'ils devaient être restreints à Twitter ou à Instagram. Depuis, Facebook a activé cette fonction, et il est possible d'effectuer des recherches en utilisant des mots-clics.

Il n'y a pas d'étiquette comme tel quant à l'utilisation des hashtags et leur nombre. Par contre, ça m'agace toujours un peu quand il y a plus de hashtags que de mots dans un statut Facebook, ou quand ils prennent plus de place que la photo dans Instagram. Une chance que Twitter était limité à 140 caractères... Quoique...

Mais bon, le hashtag est un mal nécessaire, car comme je l'indiquais plus tôt, il s'agit du seul moyen de donner une certaine visibilité (et obtenir plein de petits coeurs, équivalents au bouton « J'aime » bien connu) à vos photos en dehors de votre cercle d'abonnés. En fait, si certains gestionnaires de comptes d'Instagram effectuent des recherches afin de débusquer les photos reliées à leur domaine d'affaires (ex. compte d'industrie touristique), ils cherchent d'abord et avant tout à amener les utilisateurs à utiliser des hashtags qu'ils mettent de l'avant afin de générer un trafic lié à leur cause ou à leurs produits. 

Mais Instagram est plus qu'une photo accompagnée d'un mot-clic. Il est aussi possible d'écrire des commentaires sur des photos que l'on apprécie. En ce sens, il peut donc être considéré comme un réseau social. 

En terminant, je voudrais vous présenter mes excuses, si vous avez été offusqués par ma préférence d'utilisation du terme « hashtag » au lieu de « mot-clic ». J'aime bien « hashtag », car je le trouve coulant comme un brie triple-crème à la température ambiante un 19 août 2015,  (#métaphoredouteuse)  

Vous pouvez bien sortir le matériel de chasse aux sorcières, et me signaler en masse à l'OQLF si vous le souhaitez, mais avant que vous ne me condamniez sans me juger, je n'ai que ceci à vous répondre : Jimmy Fallon.

À bientôt!

vendredi 6 novembre 2015

Marie reprend son blog (version 2.0)

Ça faisait longtemps, hein? Presque 3 ans, je sais...
Que s'est-il passé durant ce temps? Je suis déménagée, j'ai terminé mon diplôme en rédaction, j'ai vécu le deuil de mon papa, petits problèmes de santé, du boulot jusqu'aux yeux, bref, la vie a eu le dessus sur ma vie..

Mais durant tout ce temps, j'ai aussi fait le plein de (més)aventures technologiques à partager, et pas seulement reliées au web, ou autres technologies intelligentes; appareils électro-ménagers, et autres petits et grands objets de la vie quotidienne, je ne suis à l'abri de rien.

N'oubliez pas que mon but premier est de vous prouver, une fois pour toutes, que vous n'êtes pas seuls!

Puis, quoi d'neuf?

Pour vous donner un avant-goût, je me suis entre autres inscrite à Twitter et à Instagram, et le décès de mon père m'a amenée à réfléchir à faire mon testament numérique, car (attention : divulgâcheur ici!)  nos données numériques ont une vie après la mort, eh oui!

Donc on se revoit dans quelques jours?

samedi 16 février 2013

Notre autre sport national


Je vais déménager cet été. Il s’agit d’une activité à laquelle je ne m’adonne qu’aux 4 ou 5 ans en moyenne. Je ne m’y résous habituellement qu’après y avoir longuement réfléchi et en avoir pesé, repesé, souspesé tous les tenants et aboutissants. Vous comprendrez donc  que cela me pèse.

Pas cette fois.

Pas autant qu’à l’habitude, du moins.

L’Univers a bien manigancé son coup en commençant à m’instiller l’idée qu’il serait temps de déménager mes pénates dans un lieu où il n’y aurait plus de voisins qui écoutent de la musique techno 24 heures sur 24, ou de voisine folle qui revient mettre le feu dans l’appartement d’à-côté pour se venger d’un proprio qui l’avait expulsée.

Une offre d’appartement digne du Parrain plus tard, le genre qu’on ne peut pas refuser, et c’en était fait : je serai de la partie cette année pour la grande Classique annuelle de la danse des boîtes, camions de déménagement et cartons de pizza. Et tout cela, décidé en un temps record.

Maintenant, je dois commencer à planifier le tout parce que déménager n’est pas qu’une affaire de paquetage de boîtes ou de location de camion. Je suis peut-être une maniaque de l’organisation, mais je tente toujours d’atténuer le plus possible le traumatisme que le fait de déménager me cause.

J’ai assisté à tant de déménagements cauchemardesques, où les déménageurs et les « emménageurs » se croisent dans les escaliers, où je devais surveiller durant d’interminables heures les effets d’une amie entassés sur la pelouse en attendant un camion qui n’arrivait pas, ou encore arriver dans un endroit si infect que cette autre amie qui emménageait a dû négocier sur-le-champ un entreposage, et y rediriger derechef son camion.

Pourtant, je suis encore toujours la première à crier « présente! » quand des amis déménagent. On a toujours besoin d’aide, concrète ou morale, car la moindre petite garnotte peut enrayer le meilleur mécanisme. On le sait.

« Quel rapport avec la technouille? », vous demandez-vous. J’y viens, j’y viens, n’ayez crainte.

Entre deux grands dérangements, j’ai remplacé certains appareils et gadgets divers, et j’en ai également acheté de nouveaux. Certains parmi les défunts reposent dans des racoins de placards, et il est hors de question que je les transporte dans mon nouveau chez-moi. Évidemment, les balancer aux ordures n’est absolument pas envisageable pour des questions environnementales. Que faire? Trouver du temps pour visiter mon Écocentre.

Ai-je des conseils pour un déménagement sans traumatisme des gadgets? C’est certain!

Outre le fait de s’assurer d’empaqueter soigneusement tous vos gadgets, afin de leur éviter de se faire abîmer durant le transport, ou durant la simple manutention, assurez-vous d’éviter la perte de composantes qui entraîne une augmentation des jurons colorés et des frais de remplacement qui entraînent à leur tour d’autres jurons colorés lorsqu’on les retrouve dans la dernière boîte que l’on vide 3 mois plus tard. Qui n’a jamais vécu cela, me lance la première manette!

Suite à cette expérience, néfaste pour mon karma, je réserve toujours une boîte (bien identifiée!) pour tous les fils de branchement, manettes, fils d’extension, barres de branchement, et toute autre composante mobile qui risque de se perdre. Et ce risque est réel. À croire qu’ils sautent en bas du camion…

La meilleure manière de bien protéger tout ce qui est appareil électronique, est de les rempaqueter dans leurs boîtes originales, avec les petits machins protecteurs en styromousse et tout. Évidemment, cela suppose que vous les avez conservés. Si vous êtes du genre à vous en départir, prière de reconsidérer votre comportement dès maintenant!

Pourquoi? Premièrement, cela les protège plus efficacement lors de vos pérégrinations immobilières, et deuxièmement, cela vous évite d’annoncer, à de tristes sires mal intentionnés que vous êtes procuré le tout dernier modèle de télé plasma HD 3D onéreux et son système de cinéma-maison assorti.

Comment l’apprennent-ils? Lorsque vous placez vos boîtes sur le trottoir lors de la cueillette des matières recyclables. Vous êtes un fan du recyclage? Parfait! Mais recyclez pour réutiliser, pas pour mettre dans le bac. Prenez donc l’habitude de les entreposer. De plus, votre assureur sera rassuré.

Évidemment, mes appareils n’ont pas tous leur boîte originale, surtout ceux qui ont survécu à plus de deux déménagements. Par contre, les plus récents, achetés depuis mon dernier déplacement, retrouveront leur emballage quand le temps sera venu. Je m’assurerai également de les déménager dans la camionnette d’un ami où leur seront épargnés les vibrations et les risques de choc des camions de déménagement.

Il est bien évident que je ne réussirai pas à parer tous les désagréments qui risquent de survenir lorsque je déménagerai. J’aurai par contre tenté de contrôler les dommages que je peux contrôler.

Sur ce, je vais commencer à paqueter.

samedi 22 décembre 2012

Marie s’achète un téléphone niaiseux


Bon bien, puisque la fin du monde n’a (manifestement) pas eu lieu, voici la suite de mes aventures. À défaut d’un conte de Noël, je vous propose un conte technologique. Dans l’épisode précédent, je m’étais finalement rangée aux (pas si) subtiles allusions et arguments de mon papa qui, en plus, m’avait donné des sous à Noël pour embrasser la technologie cellulaire.  J’avais donc flanché.

Je dis Noël, mais dans ma famille, nous échangeons nos cadeaux au Jour de l’An. « Quelle importance? », me demanderez-vous. C’est que je me suis présentée dans les boutiques, non pas au Boxing Day, mais plutôt un 2 janvier. J’ai donc entendu maintes fois durant mon périple: « Madame, vous auriez dû venir au Boxing Day, on avait un gros spécial sur ce modèle-là! » ou encore : « Il ne m’en reste plus, je les ai tous vendus la semaine dernière! Mais je peux vous le commander, ça va prendre 1 semaine. »

Euh…non.

Je suis finalement tombée sur un vendeur assez sympathique qui n’a pas levé les yeux au ciel, ou lâché un pas si subtil soupir d’exaspération, lorsque je lui ai mentionné que ce serait mon premier téléphone cellulaire, et surtout, que je n’y connaissais rien.

Je préfère généralement avertir les vendeurs de mon ignorance, que j’exagère parfois, car cela me permet de tester la confiance que je peux leur accorder. S’ils me perdent dans une masse de caractéristiques techniques, sans s’assurer que je comprends ce qu’ils disent, sans s’assurer que ces détails sont essentiels à l’utilisation que j’ai l’intention de faire de l’appareil que je souhaite acheter, je me méfie. Surtout s’ils continuent malgré que je les avertisse gentiment.

« Je vais y penser », que je leur dis alors.

Mais ce vendeur-là n’a pas bronché lorsque je lui ai répondu : «Téléphoner. » La question était : « Qu’avez-vous l’intention de faire avec votre téléphone? » Bon point pour lui. Après s’être toutefois assuré que je n’avais effectivement pas l’intention de naviguer sur Internet, il a alors indiqué qu’on laisserait tomber les téléphones intelligents. « C’est en plein ça, je voudrais un téléphone niaiseux », que je lui dis. Il a ri. Deuxième bon point pour lui.

Je l’ai bien aimé ce téléphone. Je pense même parfois à lui avec nostalgie, comme à un premier amour (Marie, laisse tomber la ponce au gin!). Il tenait bien dans ma petite main, son écran était d’un bon format, son clavier juste assez sensible. Ciel! Que j’en ai passé du temps à texter en appuyant  2, 3, 4 fois sur les touches pour avoir la bonne lettre, et recommencer parce que je me trompais en voulant aller trop vite. Ah! Le temps où ça prenait 2 minutes à texter « Où es-tu? »

Il a fait honorablement son travail, mon téléphone niaiseux. Grâce à lui, j’ai pu avertir mon papa à quelques reprises que je serais en retard, et j’ai même une fois appelé mes parents, et ma meilleure amie pour son anniversaire, du haut d’un mont sur une des Îles-de-la-Madeleine.

J’ai toutefois dû m’en séparer avec tristesse alors que je m’apprêtais à partir à la découverte de Paris avec un ami au printemps 2012. Comme nous n’avions pas l’intention de faire les siamois, et de déambuler chacun de notre côté, il nous fallait un moyen de communication que l’on pouvait utiliser outre-mer. Me voilà donc de retour en boutique pour m’informer si je pouvais amener mon niaiseux avec moi. La vendeuse, tout aussi sympathique que le premier vendeur, fut très empathique à ma douleur lorsqu’elle m’annonça que mon modèle était trop désuet pour l’ajout d’une carte SIM qui me permettrait de communiquer « dans les Europes » sur les réseaux locaux. Soupir!

Je vous rappelle que j’étais à la course, car je devais quitter quelques jours plus tard pour la Ville-Lumière. Il y avait un spécial sur des modèles de l’année d’avant qui n’avaient pas été écoulés lors du Boxing Day (avec raison, je dois avouer…). J’ai donc commis quelques erreurs en raison de ma hâte; je n’ai pas acheté le modèle qui me convenait.

Je n’insisterai jamais assez sur l’importance de prendre son temps lorsque vient le temps de se choisir un appareil mobile. Des détails aussi insignifiants que le confort lorsqu’on tient l’appareil en main s’avèrent primordiaux. J’ai échappé le mien plusieurs fois parce qu’il était juste un peu trop gros pour ma petite main. Une chance que j’avais acheté un protecteur antichoc! À mon retour, je l’ai changé pour un autre modèle. Avec frais, évidemment!

Cela faisait un certain temps que je songeais à changer mon téléphone niaiseux pour un intelligent et à évoluer avec mon temps. J’avoue que je regardais parfois avec envie ceux qui pouvaient chercher directement sur leur téléphone, sans attendre d’être à la maison, des informations sur Internet. Je me suis laissée convaincre de prendre un téléphone intelligent, mais je dois dire maintenant que je ne m’en passerais plus. Internet, courriels, Facebook, meilleur clavier pour les textos, appareil photo potable, et même, meilleure qualité de son en appel. J’aime mon téléphone intelligent autant, sinon plus, que mon niaiseux.
J’ai même d’ailleurs pris un rendez-vous avec une clinique pour me le faire greffer à la main.

mardi 23 octobre 2012

Marie s'achète un téléphone intelligent (1ère partie)


Je l’admets, je suis régulièrement à la dernière minute. La nature de mon travail fait en sorte que qu’il m’est difficile de prendre de l’avance, je me prépare généralement  pour mes cours à l’université la veille, et ma vie est passablement assez occupée pour que je tente de remplir chaque moment libre efficacement. Par miracle, malgré tout, je suis rarement en retard.

S’il existait une discipline olympique de course de dernière minute, j’aurais certainement quelques médailles à mon actif. Mais je m’éloigne… assez de vantardise!

À titre de preuve irréfutable de cette propension, j’ai commencé à faire ma valise le matin même de mon départ lors de mon dernier voyage à Paris. Je dois dire cependant, pour ma défense, que c’était la fin de session universitaire, et que mon dernier examen s’était déroulé le soir précédent, quand même!

Je suis aussi arrivée à la dernière minute à l’aéroport, mais ça, c’est une autre histoire…

Mais ma valise n’est pas la seule chose que j’ai dû faire à la dernière minute en prévision de ce périple. Comme je voyageais avec un ami, et qu’il était convenu qu’à l’occasion nous visiterions chacun de notre côté, il m’apparaissait essentiel d’avoir un moyen de communication entre nous durant notre séjour. Ainsi, environ une semaine avant le grand jour, je me suis demandée si je pouvais utiliser mon téléphone cellulaire là-bas.

Petite histoire du cellulaire de Marie

Un cellulaire, moi? Je vous avouerai que je n’ai pas embrassé rapidement l’idée du téléphone cellulaire. Rappelons-nous que je n’ai pas toujours été une Miss Gadget! Jusqu’à (relativement) tout récemment, je vous aurais juré de toute mon âme que jamais, au grand jamais, je ne posséderais de cellulaire. Dépense inutile, gnagnagna…

En fait, j’étais assez contre l’idée d’être joignable en tout temps, à la merci de ce gadget démoniaque qui met au rancart toute velléité de tranquillité. Et en plus, je les trouve un peu ridicules ceux qui donnent l’impression de converser avec des amis imaginaires en marchant sur la rue, parce que branchés sur leur «mains libres ».

Je crois surtout que je craignais de devenir l’un de ces impolis qui interrompent tout pour répondre à un appel, comme si ce qui attendait au bout de la ligne téléphonique était forcément mieux que ce qui est avec soi dans le moment présent, comme si manquer cet appel, équivalait à manquer l’opportunité d’une vie. Je crois même que la publicité nous a présenté les avantages du téléphone cellulaire dans cette perspective. Bref, pas pour moi.

Vous avez sûrement tous assisté à cette scène dans un restaurant romantique, alors qu’un des deux convives, l’air ennuyé, mange silencieusement, tandis que l’autre semble davantage animé par sa conversation téléphonique. J’en profite pour rappeler qu’il y a un piton «off» sur chaque téléphone. Alors de grâce, servons-nous en ;  le monde n’arrêtera pas de tourner le temps d’un souper, surtout durant une « date »!

C’est mon papa qui m’a un peu forcé la main, il y a trois ans, afin que je me munisse d’un téléphone cellulaire. Je voyage régulièrement entre Montréal et Stoke, un petit village près de Sherbrooke, où habite ma famille. Évidemment, en raison des nombreux travaux et autres aléas de la circulation, il m’arrive parfois d’être retardée, et papa m’a fait comprendre qu’il serait peut-être pratique de le prévenir, au lieu de le faire poireauter au terminus.

Il y a eu aussi la fois où, trop à la dernière minute, j’ai manqué le bus, mais ça, c’est une autre histoire…

Pourquoi Marie a décidé de faire le saut

Il faut dire que la vie a passablement changé depuis que j’ai commencé à effectuer ce trajet. Les retards monstres sur les autoroutes, causés par la congestion routière, étaient plus rares à l’époque, et si votre voiture tombait en panne, plusieurs bons samaritains prenaient le temps de s’arrêter; vous pouviez sans crainte accepter leur offre de vous conduire au garage le plus près. Aujourd’hui, cela semble moins vrai. Est-ce que certaines craintes, réelles ou imaginaires, nous incitent moins à offrir ou accepter de l’aide?

La technologie du cellulaire, dans ces circonstances, s’avère bien pratique. On peut appeler le service de remorquage, ou un ami ou membre de la famille à la rescousse, et ce, sans avoir à compter sur la générosité de parfaits inconnus daignant s’arrêter. Est-ce pour le mieux en nous rendant indépendants et sécurisés, ou est-ce pour le pire en ancrant plus profondément l’individualisme au détriment de l’entraide et du sentiment communautaire? Le jury délibère toujours…

En fait, je crois que le mode de nos vies actuelles a justifié la popularité de ce gadget, a favorisé son développement, a démocratisé sa possession.

Au final, j’ai accepté l’idée de m’acheter un téléphone cellulaire. Encore fallait-il choisir le bon type, le bon modèle, le bon forfait, ouf!

À suivre dans le prochain épisode…

jeudi 20 septembre 2012

Marie s’installe le WiFi ou les Aventures de WIFI Brindacier

J'adore les Français, et ceux-ci me le rendent généralement bien. Il semble parfois que nous ne parlons pas toujours la même langue, mais bon, je les aime, j'aime leurs vins, j'aime leur pain et surtout, leurs fromages. Parler technologie avec un « vrai » Français est une source continuelle d'apprentissage de mots plus exotiques les uns des autres, comme oui-fi, par exemple.

Moi : Bonjour, j'aimerais acheter un routeur, mais je n'y connais rien.
Le vendeur (avec un accent français) : Ah bon! Madame veut s'installer le oui-fi?
Moi : Euh, pardon? En fait c'est pour avoir Internet sans fil...
Le vendeur : Bien sûr, pour le oui-fi!
Moi : Le oui-fi?
Le vendeur : Mais oui, le oui-fi, pour Internet sans fil...
Moi : Ah! Le ouaille-faille! Là je viens de comprendre!

Avant d’avoir un IPad, j’avais des besoins quasi-inexistants en matière de technologie sans-fil. Mes besoins Internet étaient aisément contenus et confinés à mon bureau où siège, encore à ce jour, mon ordinateur portable.

En fait, j’ai été longtemps convaincue que l’espace travail dans mon appartement était sacré, et qu’il ne devait pas déborder dans les autres pièces. Travailler au salon, ou pire encore, au lit? Pas question!
J’ai changé d’idée le jour où j’ai réalisé que mon imagination en matière de procrastination n’avait pas de limite. Facile. Pour remettre à demain ce que je devais faire hier, je n’avais qu’à éviter d’entrer dans cette pièce, ou me trouver tout simplement autre chose à faire ailleurs.
Me voilà donc au magasin, avec un charmant vendeur au bel accent, à tenter de déterminer quel type de routeur conviendrait à mon humble demeure. Parce qu'il y en a une multitude.
Simplifions. La distance de portée fait généralement le prix. Ainsi, à moins d'avoir un immense château multi-étages, nul besoin de dépenser une fortune pour votre routeur. Votre charmant vendeur à votre magasin d'électronique préféré pourra vous indiquer le modèle approprié pour vos besoins.

Par orgueil, j'ai (peut-être) acheté un modèle de routeur un peu plus performant que nécessaire (il était en vente). Je crois bien que je me sentais un peu insécure. Cette petite boîte allait-elle vraiment faire l'affaire? Le côté pratique de la chose, est que mon WiFi me suit jusqu'à mon dépanneur. À date, cela ne m'a pas servi à grand chose, mais sait-on jamais...

Sachez aussi que cela ne sert à rien d'installer un routeur si votre maison a des murs renforcés en métal. Ainsi, si vous habitez dans une ancienne banque, vous n'aurez pas de connexion sans fil là où se trouvait la voûte, tenez-vous-le pour dit!

L'installation de la chose s'avère plutôt simple, il suffit de suivre les instructions. En cas de problème, le soutien technique de votre fournisseur Internet est un bon allié. Honnêtement, ce n'est pas si pire, je me suis pas mal débrouillée toute seule. Par contre, en échange d'une tasse de thé et quelques biscuits, le copain d'une amie est venu vérifier si j'avais bien fait. Pas tout à fait, mais bon, je suis une technouille après tout...

Quand vous procédez à l'installation de votre routeur, il est important de crypter adéquatement votre réseau. Vous ne voulez pas fournir un accès Internet gratuit à tous vos voisins, et exposer ce que vous faites en ligne à des petits futés qui pourraient trafiquer vos informations, n'est-ce pas?

Et voilà, c'est fait. Depuis ce jour, je fais la grasse matinée au lit les samedis, tout en lisant Cyberpresse sur mon IPad, et en me baladant sur Facebook. J'y ai même une fois terminé un travail de session universitaire. Et ce billet aussi...

Je vais devoir me trouver une autre excuse pour procrastiner.

mercredi 8 août 2012

Marie a eu un IPad

Il y a deux ans, j'ai reçcu un IPad en cadeau. Première génération (évidemment, ça venait de sortir), mais pas le plus cheap par contre, je dois cette gâterie techno à mon très généreux employeur. Qu'avais-fait pour mériter cela? Disons que les mots-clés, comme on fait pour libeller les billets de blogue, seraient : Starmania, Centraide et Gilles Latulipe, mais je m'éloigne...
Je n'ai pas toujours été la Miss gadget que je suis devenue depuis que le IPad a fait cette apparition impromptue dans ma vie. Personnellement, je n'étais pas une fan d'Apple. Sans vouloir révéler mon âge exact, disons que j'ai connu les débuts d'Internet, à l'époque où il était possible de n'obtenir aucun résultat en faisant une recherche Google, c'est vous dire... J'ai donc assisté aussi aux début de la démocratisation des ordinateurs personnels.
Démontrant des signes précoces de technouillerie, mon copain « nerd » de l'époque (cela dit avec plein de tendresse) me proposa alors de m'initier via un MacIntosh, «parce que c'est plus facile pour les débutants», m'avait-il garanti. Facile? Que nenni!
Après nombre patientes heures à essayer, sans succès, de me faire comprendre le principe des icônes, il m'amena à un PC que, contre toute attente, j'ai rapidement maîtrisé. Allez y comprendre quelque chose... Bref j'étais génétiquement PC et non pas Mac.
Par la suite, n'ayant pas évolué avec Apple, je fus donc passablement insensible à ses charmes, quoique je trouvais les ordis colorés et transparents pas mal «cutes». Lorsque les IPods sont sortis, je me suis plutôt branché les oreilles sur MP3. Alors le IPad...
Par contre, c'était tellement un super cadeau, mais je dois avouer que je ne savais pas trop quoi en faire, à ma très grande honte d'ailleurs. N'ayez crainte, cela a changé depuis. Même qu'une bonne partie de ce billet a été écrite sur un IPod, en direct d'une tente. Comme quoi l'inspiration frappe n'importe où, alors vaut mieux être équipée.
J'ai sorti le IPad de son emballage au moins un bon mois après l'avoir reçu. Je le regardais, l'observais sous tous ses angles, complètement sidérée. Cela m'a pris une semaine à comprendre (et j'essayais à tous les jours!) que le piton ON/OFF n'est pas suffisant pour mettre la chose en marche ; il fallait aussi glisser le doigt pour « déverrouiller »!!! Merci d'ailleurs à cet inconnu du métro que j'ai vu faire ; sans cela, mon IPad serait probablement encore dans sa boîte.

Bon, c'est bien beau, il est ouvert, mais encore? Je voudrais bien y ajouter un tas d'applications cool, mais je n'ai aucun endroit où je pourrais brancher Internet. Que faire? Ah oui! ça me prend une connexion sans fil. Prochain billet...